
La séance plénière de ce lundi 8 décembre 2008 a été consacrée à la réplique du Premier Ministre Adolphe Muzito aux critiques et préoccupations exprimées par les députées nationaux sur le projet du Budget de l’Etat pour l’exercice 2009.
Dans sa réponse, le Premier ministre a, d’emblée, tenu à souligner la volonté du Gouvernement de se doter d’un budget réaliste. Dans cet exercice de rencontrer les préoccupations des députés et de souligner cette volonté du gouvernement, le Premier ministre a précisé que la diversité des besoins du pays ne peut trouver satisfaction en un seul exercice budgétaire. Certes, l’immensité de nos besoins, conjuguée à la grandeur de notre ambition, postule pour un budget conséquent. Toutefois, cette ambition de grandeur et cette volonté légitime se trouvent limitées par la faiblesse de notre capacité de mobilisation des moyens d’action, a dit le Premier ministre.
D’une manière générale, les préoccupations des députés ont porté sur l’exécution du budget 2008 et le projet du budget 2009.
Parlant de l’exécution du Budget 2008, le Premier ministre a relevé qu’en matière de dépenses, certaines ont été effectuées en dehors de la chaîne de dépenses. Il a reconnu d’autre part, la pertinence des interrogations autour de la Banque centrale du Congo sur les déficits chroniques résultant d’un niveau des engagements plus importants que celui des avoirs. A ce sujet, il a annoncé la réorganisation de cette institution pour rationaliser sa gestion.
Quant aux transferts des ressources aux provinces, il a fait état des efforts fournis par le gouvernement ces deux dernières années, à raison de 110 millions de dollars versés en 2007 et 200 millions de dollars à fin octobre 2008. A ces transferts de ressources, il faudra ajouter les dépenses effectuées par le Gouvernement central, pour compte des provinces, au titre de rémunérations des fonctionnaires relevant des secteurs à compétence exclusive des provinces, à savoir : l’EPSP, la Santé et l’Agriculture.
En ce qui concerne le projet du Budget 2009, le Premier ministre a précisé qu’il est en progression permanente par rapport aux autres budgets et répond aux hypothèses arrêtées avec les partenaires extérieurs et qu’il s’appuiera sur une politique budgétaire prudente.
Le Premier ministre a pris en compte les observations pertinentes des députés et qui pourraient être retenues au niveau de la Commission économique et financière de l’Assemblée nationale.
A l’issue de la plénière, le projet du Budget 2009 a été déclaré recevable et transmis à la commission économique et financière qui dispose de 10 jours pour enrichir ledit projet de budget.
Télécharger l'intégralité du discours du Premier Ministre (pdf) :
Discours réponse du Premier Ministre
Didier SALAKIAKU
09/12/2008
|