Le Premier Ministre Adolphe Muzito a fait part ce mardi 3 novembre 2009 de la réception samedi 31 Octobre dernier de la lettre du FMI (Fonds Monétaire International) et la Banque Mondiale, confirmant deux points majeurs :
1. la convention de collaboration ainsi amendée est compatible avec la viabilité de la dette, et
2. le montage financier est concessionnel, avec un élément don variant entre 42% et 46%.
Aux yeux du gouvernement, il s’agit d’une bonne nouvelle qui, selon le Premier Ministre, permet au Gouvernement de concilier l’objectif d’accélération du développement des infrastructures, dans le cadre du programme sino-congolais,avec l’impératif d’obtention d’un allégement significatif de la dette, dans le cadre de l’initiative PPTE(Pays Pauvres Très Endettés).
Il convient de retenir que la mise en œuvre par le Conseil d’administration du FMI d’un programme FRPC (Facilité de Réduction de la Pauvreté pour la Croissance) en faveur de la RD Congo passe par l’obtention des assurances de financement lors de la prochaine réunion du Club de Paris prévue pour le 18 novembre 2009.
En présence des Ambassadeurs de l’Union Européenne et des chefs de Mission de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, le Premier Ministre a dit qu’ « il a transmis depuis lundi, 2 novembre 2009 au Secrétariat du Club de Paris une étude sur l’analyse de viabilité de la dette et l’évaluation par les services du FMI et de » la Banque Mondiale du degré de concessionnalité du financement des projets dans le cadre de la convention de collaboration sino-congolaise.
Le chef du gouvernement a saisi l’opportunité de la réunion pour demander aux diplomates présents de faire le plaidoyer auprès de leurs pays respectifs pour que l’issue de la réunion du Club de Paris soit favorable à la RD Congo.
Le Premier Ministre Adolphe Muzito a rappelé à toute l’assistance la volonté politique de son gouvernement, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, à tout mettre en œuvre pour l’assainissement de la gestion des finances publiques à travers l’amélioration de la qualité de la dépense publique et la restructuration des administrations de collecte d’impôts et des taxes ainsi que la transformation des entreprises publiques.
Aimé Dionzo
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