Budget 2008 : le Premier Ministre Antoine Gizenga a présenté le Budget de l’Etat, le 27 novembre 2007, à l’Assemblée Nationale
Le Premier Ministre devant l'Assemblée nationale
Le Premier Ministre devant l'Assemblée nationale
Les députés nationaux
Le Vice-Ministre du Budget, Célestin Mbuyu, livre ses impréssions à la presse
La population venue suivre le débat au parlement
La population venue suivre le débat au parlement
Les membres du Cabinet du Budget

Le mardi 27 novembre 2007, le Premier Ministre Antoine Gizenga a présenté, à l’assemblée nationale, le budget de l’Etat pour l’exercice 2008. Les membres de la nouvelle équipe gouvernementale, nommés il y a deux jours, l’ont accompagné lors de cette cérémonie solennelle qui a duré plus de 4 heures.

Trois temps forts ont marqué cette circonstance : le mot d’introduction du Président de l’Assemblée Nationale, Vital Kamhere, l’allocution du Premier Ministre et l’ouverture du débat général déclarée par le Président de l’Assemblée Nationale.

L’intervention du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a porté sur les points ci-après :

1. La présentation de la situation générale du pays et le contexte de l’élaboration du budget 2008 ;

Le Premier Ministre a souligné que dès son installation effective, le Gouvernement a travaillé à l’élaboration du programme intérimaire renforcé (PIR), puis à celle du programme d’actions prioritaires du gouvernement (PAP). Les grands piliers de sa politique, inspirée du DSCRP, se trouvent dans ce PAP, à savoir : i) promouvoir la bonne gouvernance et consolider la paix par le renforcement des institutions ; ii) consolider la stabilité macroéconomique et la croissance par la réduction de la pauvreté ; iii) améliorer l’accès aux services sociaux et réduire la vulnérabilité ; iv) combattre le VIH sida ; v) promouvoir la dynamique communautaire.

Sur le plan politique, diplomatique et sécuritaire, le Premier Ministre a souligné le fait que la situation en 2007, malgré les élections réussies, n’était pas brillante. Elle s’est caractérisée par la reprise des hostilités à l’Est de la République pour tenter d’y ramener la paix perturbée par les différents groupes armés.

En ce qui concerne la décentralisation, le Premier Ministre a fait allusion à l’incompréhension entre le pouvoir central et les provinces autour de la retenue à la source de 40% de recettes telles que prévu par la Constitution.  

Sur le plan diplomatique, le gouvernement a mené une politique d’ouverture tant avec les partenaires bi et multilatéraux.

Sur le plan social, des fortes tensions relatives à l’amélioration des conditions sociales du travailleur du secteur public étaient observées à travers le pays (paiement du barème de Mbudi). De nombreux problèmes d’ordre humanitaires imprévus ont contraint le gouvernement à prendre des décisions urgentes..

Sur le plan économique et monétaire, trois principales phases peuvent être relevées : i) de janvier à février 2007, le pays a connu de fortes perturbations au niveau des principaux marchés : monétaire, d’échange et des biens et services ; ii) de mars à mai 2007, cette période  à été marquée par une rapide appréciation de la monnaie nationale et un début de la décélération du rythme de formation des prix intérieurs ; iii) de juin à Août 2007, elle s’est caractérisée par une accalmie sur les marchés de change et de biens et services, attestée par la stabilité relative du niveau général du prix et du taux de change.

2. Le bilan de gestion de 10 premiers mois

Il présente :

  1. la stabilisation de la monnaie, des prix de biens et services

  2. une politique monétaire prudente, un resserrement dans l’exécution des dépenses dans la limite des recettes ce qui a permis la réalisation à fin juillet 2007 d’un excédent de l’ordre de CDF 50 milliards, alloués au règlement de salaire et à la situation sécuritaire du pays ;

  3. le taux d’inflation est passé de 9,8 contre 26% à fin février 2007, taux inférieur à l’objectif fixé de  12% ;

  4. le taux de change est passé à CDF 495 contre CDF 600 en fin février pour un 1 USD;

  5. le paiement de contribution auprès des diverses institutions internationales a permis de normaliser le rapport avec ces dernières ;

  6. le taux de réalisation de recettes s’est chiffré à 83% tandis que les dépenses à 54%.

 

3. Présentation du budget 2008.

Le Budget de l’Etat pour l’exercice 2008, a été élaboré dans le cadre du renforcement de l’action amorcée en 2007.

Les principaux indicateurs macroéconomiques qui sous-tendent les prévisions budgétaires en 2008 sont les suivants :

Indicateurs
Budget 2007
Budget 2008
taux de croissance du PIB
6,5%
8%
taux de change moyen
560
500

taux d’inflation

8,8%
8,9%
taux d’inflation fin période
12,0%
8,0%
PIB nominal (en milliards de FC)
4.986
5.870

S'agissant du taux de change, le gouvernement se propose comme objectif de le contenir à 500 FC/USD, niveau moyen constaté tout au long de l'exercice 2007, pour éviter les anticipations.

La configuration du projet du Budget 2008 soumis à l’examen se présente comme suite :

Financé à raison de 64,4% par les recettes intérieures et 35,6% par les ressources extérieures, le projet du Budget de l'exercice 2008 est équilibré en recettes et en dépenses, pour un montant qui s’élève à CDF 1.669.472.214.515, représentant USD 3.338.944.429, soit 28,4% du PIB contre 27,4% en 2007 et un taux d'accroissement de 21,8%.

Il importe cependant de souligner que la retenue de 40% en faveur des Provinces et ETD a entraîné comme conséquence la réduction sensible des enveloppes des dépenses allouées aux services de l'Administration Centrale. Ce qui explique que les crédits de certains Ministères, Institutions et Services ont été soient reconduits, soient réduits par rapport à leur niveau de 2007.

Source : Cellule Internet Budget

 
 


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