Budget 2008 : le projet de Budget pour l’exercice 2008 est déclaré recevable
Le Premier Ministre devant l'Assemblée nationale
Le Président de l'Assemblée nationale
Les députés nationaux
Les députés nationaux
Le Premier Ministre et son Gouvernement
La population venue suivre le débat au parlement
Les techniciens de la CII à la sortie de la plénière

Le samedi 1er décembre 2007, le Premier Ministre Antoine Gizenga a répondu aux préoccupations que les députés ont formulé lors de la plénière du mercredi 28 novembre 2007.

Dans sa réponse, le Premier Ministre a fait montre de haute responsabilité politique en n’éludant aucune question. Il est allé à la rencontre des préoccupations des députés en donnant des précisions à toutes les questions posées. Concernant la faible exécution du Budget 2007, a-t-il dit, provient du faible taux de mobilisation des recettes de la DGRAD avec un taux d’exécution de 36%. Il a aussi relevé l’absence d’appui budgétaire lié au fait que le pays n’était plus sur programme avec le FMI et la Banque mondiale. Il n’y a eu que 28% des prévisions exécutées. 

Pour le Premier Ministre, seule la poursuite des réformes peut conduire à une réelle amélioration. Antoine Gizenga reconnaît l’insuffisance du Budget 2008.
Toutefois, il a invité les députés à se montrer réalistes en jetant un regard rétrospectif sur le chemin parcouru, ces 40 dernières années. C’est depuis 2001, avec l’avènement de Joseph Kabila que le Budget de l’Etat est en accroissement réel en ce qui concerne les ressources internes : 2001 (300 millions USD), 2002 (400 millions USD), 2003 (500 millions USD), 2004 (600 millions USD), 2005 (750 millions USD), 2006 (1 milliard USD), 2007 (1.600 millions USD), 2008 (2.200 millions USD).

Concernant la modicité des ressources affectées aux secteurs prioritaires, notamment l’ Agriculture, l’Education, la Santé, l’Energie et les Infrastructures, le Premier Ministre a fait remarquer que les dépenses contraignantes accaparent 98% des recettes propres : la dette 36%, les rémunérations des Fonctionnaires 31%, la rétrocession aux provinces 31%. Le Gouvernement central ne dispose plus que de 2% pour fonctionner et investir.

Devant cette situation, le Premier Ministre compte sur les ressources de l’initiative PPTE, lesquelles ne seront acquises qu’à condition d’atteindre au préalable le point d’achèvement.

Evoquant le taux de change, sans appuis extérieurs, le gouvernement a toutefois maintenu la stabilité.  De plus, le Barème de Mbudi se rapportant aux salaires vient de connaître un début d’exécution. Pour les « Cinq chantiers » du Chef de l’Etat, il estime qu’il faudra une combinaison des capitaux entre le secteur Public et Privé.

Il s’est ensuite appesanti sur le « Dossier Chine » en saluant l’accord intervenu entre la Rdc et la Chine. Accord qui ouvrira la porte à plusieurs opportunités. Il s’agit d’un accord d’un montant de 8, 5 milliards de dollars dont 2 milliards seront affectés au secteur minier et 6 milliards aux infrastructures.

Comme le souhaitaient les députés, le Premier Ministre a expliqué cet accord de coopération avec la Chine en parlant de la mise en œuvre d’une « Plate-forme financière» qui sera chargée de collecter des fonds et de recenser les projets.

Il a cité quelques projets qui pourraient être financés par la coopération chinoise :  

  • la modernisation du chemin de fer Kinshasa – Matadi ; Kinshasa - Ilebo ; Ilebo - Kananga ; Mwene-Ditu - Sakania.
  • la construction des routes en bitume : Likasi-Kolwezi, Lubumbashi-Kasomeno-Pweto-Moba –Kalemie-Fizi-Uvira-Bukavu-Goma - Beni-Mambasa- NiaNia-Bafwansende-Kisangani avec bretelles Beni-Kasindi, Beni-Komanda-Bunia, Komanda-Mambasa…
  • Au niveau des voiries, Kinshasa bénéficiera d’un appui financier pour réhabiliter 250 km.
  • Il sera également construit 31 hôpitaux, à raison d’un hôpital de référence par province ; un autre grand Hôpital à Kinshasa et la réhabilitation de l’Institut d’Etudes médicales, IEM ; 145 Centres de santé à raison d’un par territoire, 2 universités modernes à l’Est et à l’Ouest, 5 mille logements sociaux, l’Energie à fournir à Kinshasa, les Centres de formation à construire pour la mise à niveau.

Quant à la situation à la MIBA, le Premier Ministre a pris acte des observations émises et attend la contribution de l’Assemblée nationale pour que cette entreprise, le fleuron du Grand Kasaï, soit réhabilitée. Le Premier Ministre, avant de demander aux députés de déclarer ce projet de budget recevable, est revenu sur les efforts fournis par le gouvernement en 10 mois : résorption du déficit de l’Etat, pas de recours au financement monétaire, excédent budgétaire, normalisation des rapports avec le FMI et la Banque

mondiale par le respect des critères… Autant de performances que le Premier Ministre a tenu absolument à épingler, sans oublier les audits initiés au sein de la Banque centrale, désormais contrainte à gérer le compte du Trésor public selon la logique de la chaîne de dépenses.

Après l’intervention du Premier Ministre, le projet du Budget de l’Etat pour l’exercice 2008 a été déclaré recevable et sera envoyé à la Commission économico financière de l’Assemblée nationale pour un éventuel réajustement. Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a demandé aux partenaires sociaux (les syndicats notamment de l’Administration publique et de l’Enseignement) de participer aux travaux en commission pour l’enrichissement du projet du Budget. La Commission ad hoc de l’Assemblée nationale a sept jours pour s’exécuter avant sa transmission en plénière.

La recevabilité du projet de budget met ainsi un terme au débat général qui a suivi son dépôt par le Premier Ministre.

Source : Cellule Internet Budget

 
 


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